Elle ne voulait pas tourner la tete vers lui. Surtout pas. Supporter son regard suppliant lui serait insuportable. Il était pourtant là, assis à coté d'elle, attendant une réponse. Mais elle s'interdisait cela. Elle ne pouvait vraiment pas le regarder, elle se sentirait trop coupable, en voyant ses yeux à lui plein d'espoir & de naiveté. Lorsqu'il prit la parole, elle reprit ses esprits.
Gustave :-Tu ne comptes pas me répondre?
Sans le regarder, elle lui donna une breve réponse :
-Si, si. Bien sur.
Les yeux perdus dans le vague, elle réfléchissait & tentait de trouver de quelle maniere elle pourrait tourner la chose, faire passer la pilule. Mais il n'y en avait aucune. Elle allait tout simplement etre honnete, c'est ce qu'elle avait toujours fait. Il venait de lui demander ce qu'il en était d'eux deux, de leur soi-disant "histoire". Elle se décida enfin à daigner lui jeter un regard. Il la regardait exactement de la façon qu'elle redoutait. Elle esquissa un sourire, histoire de détendre l'atmosphere. Il lui rendit un leger sourire, plutot forcé.
-Je ne sais pas.
Gustave :-Ah. Et, tu ne pourrais pas savoir pour une fois, etre claire avec toi meme & avec moi par la meme occasion?
Face à cette réplique brutale, elle décida de se jeter à l'eau.
-En fait, c'est tres clair tu vois. 0n n'avancera jamais à rien toi et moi. Je ne t'aime pas. Je ne t'aimerais jamais en fait.
Gustave :-Pourquoi?
-Tu le sais.
Gustave :-C'est vrai. Mais je veux l'entendre de ta bouche. Je veux que tu le dises et que tu arrives à l'admettre. Que tu l'aimes lui, et que tu fous toujours tout en l'air avec les autres mecs.
-Bon laches moi.
Gustave :-Dis moi juste, tu comptes detruire combien de mecs comme ça? Tu te sens vengée ou quoi quand tu fais ça?
-Mais ta gueule!
Les larmes lui montaient au yeux, mais jamais elle ne se serait autorisée à les laisser s'échapper. A ce moment là, Baptiste arriva en peinant à marcher, titubant presque. Il la vit avec Gustave, et detourna le regard, faisant comme si il n'avait rien vu. Il s'assit pres d'une blonde, un sourire se dessinait sur son visage.
Gustave :-Tu regarde Baptiste avec tellement de fascination.. 0ublie le, c'est un connard. Pas un mec pour toi.
Elle eu un petit rire sarcastique.
-Ah ouais? C'est quoi un mec pour moi?
Gustave :-Je sais pas, t'es tellement compliquée. Mais je pourrais faire l'affaire.
-Arretes. Je ne veux pas de toi. Je ne t'aime pas. Je l'aime lui. Tu es tellement minable par rapport à lui, si tu savais. Tu pourrais faire ce que tu veux, tu ne lui arriverais jamais à la cheville.
-Il te prends pour une conne.
-Je sais. T'as pas autre chose à faire? Va emmerder une autre fille, tu sais tres bien que tu m'auras jamais.
Il la regardait, interloqué et incrédule face à cette remarque qu'il savait vraie. Ca le tuait de ne pouvoir l'avoir, il pouvait avoir tellement de filles en un claquement de doigts.. Mais elle elle s'en foutait. Baptiste continuait de les observer discretement. Gustave aurait voulu le tuer, qu'il n'existe pas, qu'il n'ai jamais existé. Il l'avait detruite. Elle se leva brusquement et s'alluma une cloppe.
Gustave :- 0u tu vas?
-Ca ne te concerne plus. 0n a juste couché ensemble que je sache, on n'est pas mariés.
Sur ces mots elle tourna les talons et accelera le pas pour sortir au plus vite de ce parc. Elle passa devant un café où elle se fit interpler par des simples connaissances. Elle n'y pretta pas attention, mais pris quand meme la peine de mettre ses lunettes de soleil, cachant ainsi ses yeux rougits & hummidifiés. Une fois chez elle, elle ne pretta pas attention au grand vide & au bordel dans son appart, causés par la perpétuelle absences de ce que l'on apelera ses "parents". Elle s'enferma dans sa chambre, prit sa guitare. Plus les larmes roulaient sur ses joues, plus l'inspiration était présente, et plus les accords s'enchainaient d'une maniere magique sous ses doigts. Son telephone se mit à sonner : sa meilleure amie. Elle decrocha et sentit une once de force et de confiance en elle la parcourir. Malgres tout, il y avait toujours trois choses sur lesquelles elle pouvait compter : sa meilleure amie, ses cloppes et sa guitare.

# Gepost op dinsdag 27 oktober 2009, 20u11

Gewijzigd op zondag 06 december 2009, 18u27

BANG BANG . He shoot me down .

   BANG BANG . He shoot me down .

# Gepost op zondag 05 juli 2009, 19u01

Gewijzigd op zondag 06 december 2009, 18u28

Elle avançait vers moi lentement, toujours plus lentement. A mesure qu'elle s'approchait de moi, elle ralentissait le pas. Ses talons claquaient brutalement contre l'asphalte, ils martelaient le sol, comme ils avaient martelé mon coeur. Comme toujours, elle avait les bras croisés sur sa poitrine, comme pour se proteger. De temps en temps elle tirait sur sa clope, et en extirpait la fumée au dessus de sa tete. Sa frange brune & son maquillage extremement noir accentuaient ses yeux verts completements défoncés. Lorsqu'elle se trouva en face de moi, elle s'arreta, me fit simplement la bise. Ses joues étaient glacées, limite humides, elle avait encore pleuré. Malgres ça, elle me souriait, comme si tout allait bien. Elle me prenait pour un con, elle croyait que je ne savait pas. Je devinais ce qu'elle ressentait, car j'étais au fond comme elle.
Elle me fixait avec ses yeux qui me tuaient. Son regard méprisant, sa façon de se comporter laissaient paraitre une force considérable, mais les traces blanches sur son nez et l'humidité de ses yeux trahissaient une immense faiblesse. Elle commença à me parler de tout et de rien, comme si de rien n'était. Je lui répondais vaguement, comme si de rien n'était. Bien sur, je n'avais qu'une envie, la prendre dans mes bras lui crier que je l'aimais, mais jamais je n'aurais pu faire une telle chose. Quand bien meme j'aurais essayé, elle aurait rit, et serait partie. Pourtant je savais, je le voyait qu'elle me voulait. Mais elle partait toujours, elle n'appartenait à personne.

Elle se mit à avancer, et je fis de meme. Nous parlions encore. Elle était proche de moi, nos mains se frolaient. Je ne sais pour quelle raison, mais le courage s'empara de moi à cet instant et je lui pris la main. Elle était douce, glacée, tremblante. Comme elle. A un moment, elle s'arreta brusquement, me poussa contre un mur et m'embrassa. Lorsqu'elle dégagea son visage, je la fixait, debout là comme un abruti, pendant quelques secondes.
Ses yeux trahissaient une intense souffrance. Elle regrettait déja de m'avoir embrassé. Car j'étais un con, le pire connard de tous les mecs que vous connaissez. Et elle m'aimait. J'aurais pu l'embrasser en retour, lui prendre la main, lui dire que tout irait bien. Mais je ne l'ai pas fait. Je suis simplement parti, je l'ai laissée là, au coin de la rue Vavin, plus seule que jamais au milieu de la nuit. Je suis rentré. Je ne me suis pas tappé une pute, meme si je suis certain que c'est ce qu'elle s'est imaginé. Non. J'ai simplement consommé tout ce qui était consomable, pleuré comme un gamin, et pris des somnifères pour oublier ce mal de crane, cette soirée, son visage, et puis dormir.

# Gepost op dinsdag 26 mei 2009, 19u18

Gewijzigd op zondag 06 december 2009, 18u17

. J'irais au bout du monde pour toi.
. Oh, emmenes moi donc au
STARBUCKS.

# Gepost op woensdag 29 april 2009, 16u49

Gewijzigd op zondag 06 december 2009, 18u24