BAM BAM . He shoot me down .

BAM BAM . He shoot me down .
" -I love Pete Doherty! C'est le nouveau Jim Morrison. Je suis folle de lui.
-Tu ne tiendrais pas cinq minutes avec ce défoncé.
- C'est un poète.
-Au premier vomi sur ta jupe, tu t'enfuierais.
-Tu es jaloux. Il se drogue parce qu'il souffre.
- Moi, jaloux d'un clodo pareil? Pizdiets!
- Qui t'a appris des mots pareils? Tu es vulgaire. J'ai des papillons dans le ventre quand j'écoute les chansons de Pete Doherty.
-Moi c'est en te voyant que mon ventre bat des ailes.
-Doherty est peut-être défoncé mais au moins il n'est pas chasseur de mannequins,lui!
-Eh oh! Deux mots : Kate Moss.
-Ok mais Doherty ne passe pas ses journées à mater toutes les autres filles à la recherche de gros seins et petits culs, LUI!
-Je regarde les autres seulement pour vérifier ce que je sais déjà : que tu es la plus belle fille de tout l'univers vivant. Que tes yeux sont les plus grands de toute la galaxie, et dans celle-ci j'inclus non seulement la constellation du Sagitare mais aussi la nébuleuse d'Andromède. "

# Posté le mardi 27 octobre 2009 20:11

Elle ne voulait pas tourner la tete vers lui. Surtout pas. Supporter son regard suppliant lui serait insuportable. Il était pourtant là, assis à coté d'elle, attendant une réponse. Mais elle s'interdisait cela. Elle ne pouvait vraiment pas le regarder, elle se sentirait trop coupable, en voyant ses yeux à lui plein d'espoir & de naiveté. Lorsqu'il prit la parole, elle reprit ses esprits.
Gustave :-Tu ne comptes pas me répondre?
Sans le regarder, elle lui donna une breve réponse :
-Si, si. Bien sur.
Les yeux perdus dans le vague, elle réfléchissait & tentait de trouver de quelle maniere elle pourrait tourner la chose, faire passer la pilule. Mais il n'y en avait aucune. Elle allait tout simplement etre honnete, c'est ce qu'elle avait toujours fait. Il venait de lui demander ce qu'il en était d'eux deux, de leur soi-disant "histoire". Elle se décida enfin à daigner lui jeter un regard. Il la regardait exactement de la façon qu'elle redoutait. Elle esquissa un sourire, histoire de détendre l'atmosphere. Il lui rendit un leger sourire, plutot forcé.
-Je ne sais pas.
Gustave :-Ah. Et, tu ne pourrais pas savoir pour une fois, etre claire avec toi meme & avec moi par la meme occasion?
Face à cette réplique brutale, elle décida de se jeter à l'eau.
-En fait, c'est tres clair tu vois. 0n n'avancera jamais à rien toi et moi. Je ne t'aime pas. Je ne t'aimerais jamais en fait.
Gustave :-Pourquoi?
-Tu le sais.
Gustave :-C'est vrai. Mais je veux l'entendre de ta bouche. Je veux que tu le dises et que tu arrives à l'admettre. Que tu l'aimes lui, et que tu fous toujours tout en l'air avec les autres mecs.
-Bon laches moi.
Gustave :-Dis moi juste, tu comptes detruire combien de mecs comme ça? Tu te sens vengée ou quoi quand tu fais ça?
-Mais ta gueule!
Les larmes lui montaient au yeux, mais jamais elle ne se serait autorisée à les laisser s'échapper. A ce moment là, Baptiste arriva en peinant à marcher, titubant presque. Il la vit avec Gustave, et detourna le regard, faisant comme si il n'avait rien vu. Il s'assit pres d'une blonde, un sourire se dessinait sur son visage.
Gustave :-Tu regarde Baptiste avec tellement de fascination.. 0ublie le, c'est un connard. Pas un mec pour toi.
Elle eu un petit rire sarcastique.
-Ah ouais? C'est quoi un mec pour moi?
Gustave :-Je sais pas, t'es tellement compliquée. Mais je pourrais faire l'affaire.
-Arretes. Je ne veux pas de toi. Je ne t'aime pas. Je l'aime lui. Tu es tellement minable par rapport à lui, si tu savais. Tu pourrais faire ce que tu veux, tu ne lui arriverais jamais à la cheville.
-Il te prends pour une conne.
-Je sais. T'as pas autre chose à faire? Va emmerder une autre fille, tu sais tres bien que tu m'auras jamais.
Il la regardait, interloqué et incrédule face à cette remarque qu'il savait vraie. Ca le tuait de ne pouvoir l'avoir, il pouvait avoir tellement de filles en un claquement de doigts.. Mais elle elle s'en foutait. Baptiste continuait de les observer discretement. Gustave aurait voulu le tuer, qu'il n'existe pas, qu'il n'ai jamais existé. Il l'avait detruite. Elle se leva brusquement et s'alluma une cloppe.
Gustave :- 0u tu vas?
-Ca ne te concerne plus. 0n a juste couché ensemble que je sache, on n'est pas mariés.
Sur ces mots elle tourna les talons et accelera le pas pour sortir au plus vite de ce parc. Elle passa devant un café où elle se fit interpler par des simples connaissances. Elle n'y pretta pas attention, mais pris quand meme la peine de mettre ses lunettes de soleil, cachant ainsi ses yeux rougits & hummidifiés. Une fois chez elle, elle ne pretta pas attention au grand vide & au bordel dans son appart, causés par la perpétuelle absences de ce que l'on apelera ses "parents". Elle s'enferma dans sa chambre, prit sa guitare. Plus les larmes roulaient sur ses joues, plus l'inspiration était présente, et plus les accords s'enchainaient d'une maniere magique sous ses doigts. Son telephone se mit à sonner : sa meilleure amie. Elle decrocha et sentit une once de force et de confiance en elle la parcourir. Malgres tout, il y avait toujours trois choses sur lesquelles elle pouvait compter : sa meilleure amie, ses cloppes et sa guitare.

# Posté le dimanche 05 juillet 2009 19:01

Modifié le mardi 27 octobre 2009 19:52

Elle avançait vers moi lentement, toujours plus lentement. A mesure qu'elle s'approchait de moi, elle ralentissait le pas. Ses talons claquaient brutalement contre l'asphalte, ils martelaient le sol, comme ils avaient martelé mon coeur. Comme toujours, elle avait les bras croisés sur sa poitrine, comme pour se proteger. De temps en temps elle tirait sur sa clope, et en extirpait la fumée au dessus de sa tete. Sa frange brune & son maquillage extremement noir accentuaient ses yeux verts completements défoncés. Lorsqu'elle se trouva en face de moi, elle s'arreta, me fit simplement la bise. Ses joues étaient glacées, limite humides, elle avait encore pleuré. Malgres ça, elle me souriait, comme si tout allait bien. Elle me prenait pour un con, elle croyait que je ne savait pas. Je devinais ce qu'elle ressentait, car j'étais au fond comme elle.
Elle me fixait avec ses yeux qui me tuaient. Son regard méprisant, sa façon de se comporter laissaient paraitre une force considérable, mais les traces blanches sur son nez et l'humidité de ses yeux trahissaient une immense faiblesse. Elle commença à me parler de tout et de rien, comme si de rien n'était. Je lui répondais vaguement, comme si de rien n'était. Bien sur, je n'avais qu'une envie, la prendre dans mes bras lui crier que je l'aimais, mais jamais je n'aurais pu faire une telle chose. Quand bien meme j'aurais essayé, elle aurait rit, et serait partie. Pourtant je savais, je le voyait qu'elle me voulait. Mais elle partait toujours, elle n'appartenait à personne.

Elle se mit à avancer, et je fis de meme. Nous parlions encore. Elle était proche de moi, nos mains se frolaient. Je ne sais pour quelle raison, mais le courage s'empara de moi à cet instant et je lui pris la main. Elle était douce, glacée, tremblante. Comme elle. A un moment, elle s'arreta brusquement, me poussa contre un mur et m'embrassa. Lorsqu'elle dégagea son visage, je la fixait, debout là comme un abruti, pendant quelques secondes.
Ses yeux trahissaient une intense souffrance. Elle regrettait déja de m'avoir embrassé. Car j'étais un con, le pire connard de tous les mecs que vous connaissez. Et elle m'aimait. J'aurais pu l'embrasser en retour, lui prendre la main, lui dire que tout irait bien. Mais je ne l'ai pas fait. Je suis simplement parti, je l'ai laissée là, au coin de la rue Vavin, plus seule que jamais au milieu de la nuit. Je suis rentré. Je ne me suis pas tappé une pute, meme si je suis certain que c'est ce qu'elle s'est imaginé. Non. J'ai simplement consommé tout ce qui était consomable, pleuré comme un gamin, et pris des somnifères pour oublier ce mal de crane, cette soirée, son visage, et puis dormir.

# Posté le mardi 26 mai 2009 19:18

Modifié le mardi 27 octobre 2009 19:53

"Le père Noel est une ordure."

"Le père Noel est une ordure."
Elle le fixait, sans qu'il s'en rende compte. Il était bien trop mort pour se rendre compte de quoi que ce soit. La musique en fond sonore résonnait dans leur tetes. "Animal Sensation" des Mantis. Elle avait l'impression que cette musique lui rentrait dans la tete & lui dictait chacun de ses gestes. Mais peut etre était-ce dut au surplus d'alcool qu'elle avait ingéré, ou à ces petites pillules magiques qu'elle avait prise avec son amie, deux minutes auparavant dans les toilettes. Dans les toilettes bien sur, pour se cacher. Meme si elles étaient conscientes que tout le monde savait (ils n'étaient quand meme pas idiots, une demie heure à deux dans des toilettes, ce n'est pas pour admirer les murs^^), elles éprouvaient le besoin de se cacher, peut etre par respect, ou pour ne pas se montrer dans un tel état. Bref, elle était là, assise sur le lit & lui aussi. Les autres étaient en bas, à danser, boire, ou meme gerber pour certains.
Eux étaient ensemble. Elle aimait cette expression, bien qu'ils n'étaient pas réellement "ensemble". C'était toujours ainsi. Ils se retrouvaient à chaque soirées, ils baisaient, au mieux ils dormaient ensemble. Puis le lendemain ils se séparaient, et lorsqu'ils se croisaient dans la journée,au mieux ils se faisaient la bise. Bien sur, elle aurait aimé que ce soit autrement, qu'ils soient disons, officiellement ensemble. Mais il en avait décidé autrement. Non mais depuis quand elle laissait un mec décider de la suie à sa place? C'était toujours elle qui jetait tous ces mecs complètement dingues. Dingues d'elle. Mais cette fois ci elle ne décidait plus, elle ne pouvait qu'accepter ces nuits si belles & si horribles passées avec lui. Ces nuits baignées de caresses passionées & de larmes haineuses.
Il releva la tete vers elle, ses yeux bleus illuminés la fixait, et il lui souriait innocemment. Toujours avec ce meme air enfantin, celui de quelqu'un qui était incapable de faire le moindre mal. Mon cul. Elle lui rendit son sourire. Son sourire à elle était totallement différent : il était joueur, on ne pouvait le comprendre. Et pourtant. C'était lui qui jouait avec elle, et elle qui ne lui aurait jamais fait le moindre mal.. Il se pencha vers elle, pour l'embrasser. Elle se leva, fesant mine de chercher quelque chose dans son sac. Pourtant, elle mourrait d'envie de l'embrasser. Mais elle ne pouvait pas, car elle l'aimait. Il s'alluma une cloppe, l'air perdu. Elle se servit alors un verre de Pastis à l'annis, pas super mais qu'importe, le plus important était d'etre assez morte pour avoir le courage de l'affronter. Elle bu d'un trait son verre, sentant son regard à lui, lui bruler le dos. Elle imaginait parfaitement comment il devait etre, et de quelle manière il la regardait. Il la regardait toujours avec des yeux pleins d'envie. Mais pas une envie perverse, non. Ce n'était pas comme tous les regards que lui jetaient les autres mecs, des regards remplis de désirs et qui voulaient dire, pardon pour la vulgarité, "t'es bonne". Non, son regard à lui ressemblait plus à celui d'un enfant emerveillé par le plus beau jouet d'une vitrine des Galeries Lafayette à Noel. C'était ce qui l'avait séduite.Ce regard illuminé & déterminé. Lorsqu'il la regardait, elle se sentait tellement jolie. Elle décida de se resservir un verre, car elle réflechissait trop. Mais alors qu'elle portait le verre à ses lèvres, il l'interrompit :
-T'es vraiment jolie.
Elle ne pu réprimer un sourire. C'était plus fort qu'elle. Elle ne voulait pas lui montrer que ça lui fesait plaisir ou quoi que ce soit, mais à chaque fois, elle souriait. Lorsqu'il la regardait, ou qu'ils se parlaient. Meme lorsqu'elle lui en voulait, elle ne pouvait pas le remettre à sa place serieusement. Il la fesait autant sourire que souffrir. Elle déourna alors le regard vers lui, sans réponse.Elle aurait tant aimer lui hurler qu'il était con, que si elle était jolie il n'avait aucune raison de ne pas la vouloir, et qu'il avait interet à ouvrir les yeux une fois pour toutes. Mais au lieu de ça, elle le fixa longuement. Ses yeux disaient bien plus que toutes les paroles.
-J'suis un con, hein?
Pour toute réponse, elle jeta son verre et s'empara de lui. Elle l'embrassa, tandis qu'il la serrait extremement fort dans ses bras. Lorsqu'ils cesserent de s'embrasser, elle se dégagea de son étreinte & posa sa tete sur son torse. Il l'entoura de ses bras fins & à ce moment, on aurait juré qu'ils s'aimaient, qu'ils étaient heureux. Elle respirait profondement, de maniere à emplir ses poumons de son parfum, qu'elle savait ne plus pouvoir respirer avant longtemps.

# Posté le mercredi 29 avril 2009 16:49

Modifié le lundi 26 octobre 2009 05:09